PARDONNEZ-MOI J’AI PÉCHÉ ! CONTRE QUI?

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Les herbes poussaient sur le chemin de pierre où galopaient les chevaux.

Au premier fléchissement des genoux, aux premières pulsations de la pluie.

Je me levais, j’adoubais ma créance, je me sacrais divine. Je grattais les lettres de mon nom ” FEMME ” sur le ciment frais d’une dalle en construction que nul humain ne pourrait hanter.

Mon rire résonnait dans la mort qui m’emmurait. J’ai été le mille-pattes aux processions annuelle de l’automne. La crédence du festin et le miroir poli des chardons.

On me prenait pour ici ou pour emporter.
On me prenait pour le festin, le vino, le pique-nique, le brunch etc…
Où il n’y avait rien à dire tout à manger.

Les femmes non porteuse devenaient des putes dont l’œil virait au marron.

Je buvais de la violence tous les jours à la table. Des regards, des insultes et des suspicions habillaient ma souffrance sans mode taillé par des hommes.Tandis que j’ai toujours été forte,intelligente et maline. Mais il me manquait du courage.

Et si je devenait:  Feministe, Humaniste? Ou les deux…

À ce que je sache. J’ai toujours été un être humain.
-Est ce qu’ils m’ont considérés coe étant que tel?
-Mais dites-moi, et si je me fesais entendre!

Pardonnez-moi mon père j’ai péché.
Putain
Depuis le jour que je suis née ” avec une chatte entre les cuisses “. J’avais déjà péchés.

J’étendais déjà la nappe sur l’autel du prêtre. J’allumais déjà l’œil de ma chatte dans son ombre. L ’éteignoir de l’aube fumait déja comme l’encens.
Est ce moi qui mérite un pardon venant de lui?

Devant la niche des abeilles dont j’accueillais le miel qui faisait des bruyères dans une écorce de sapin. Le meilleur ami de ma mère m’a violé.
Si je parle je meurs. Pourquoi ne  pas prendre le risque?
Mais ma mère ne m’a pas cru.

D’autres viols l’Etat de mon pays n’ont pas pris en charge. Parce qu’ils disent souvent:
On n’etait peut-être au mauvais endroit au mauvais moment.
On portait peut-être un vêtement trop vulgaire mais sérieusement. C’est quoi être femme ?
Je devrais le savoir…
je devrais le sentir.
Je devrais être l’avenir, la transmission, la détentrice du sourire, la tentatrice du désir. Mais je suis toujours poussée aux limites du rond.

J’ai été la prêtresse du silence dans la régence d’un royaume sans écho pendant longtemps. L’araignée faisait les bijoux de sa morsure sur mon front. L’éboulement me bordait au fond des sablières où je cherchais abri. 

Alors je décide de parler parce que je suis une Femme. Être femme veut dire mère, être mère veut dire humanité et être humain veut dire sensibilités et responsibilités.
Les problèmes que confrontent les femmes , les défis, les discriminations etc… ne peut pas être adréssés comme si le facteur du genre ne comptait pas dans la balance.
C’est ça ou la mort.

Texte: Florwing Oge
Photo: @cedclearshot
Fb. IG: @florwingam

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